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La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse
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MessagePosté le: Ven 4 Nov 2011, 20:49    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Une analyse pertinente de la situation du sanglier en France, de Charles de Gevigné


Le problème spécifique du marcassin

Depuis les trente dernières années, les populations de sangliers ont augmenté d’une façon exponentielle sur le sol français. De 36.000 sangliers tués en 1974, nous sommes passésà plus de 320.000 actuellement, soit presque dix fois plus. Ces chiffres spectaculaires servent souvent d’arguments au monde de la chasse pour démontrer à l’opinion publique et à ses opposants que l’activité cynégétique n’est pas destructrice, puisque les populations de grand gibier, loin de régresser, se développent bien. Au premier abord, tout chasseur ne peut que se réjouir de cet état de fait.

Néanmoins, il existe aujourd’hui un double risque extrêmement grave, tant pour l’espèce Sus scrofa que pour l’activité cynégétique elle-même.

1. L’état de surpopulation irraisonnable et le décyclage biologique dans lesquels se trouve le sanglier mettent gravement en péril cette espèce à très court terme.

2. Le surcoût démesuré imposé à l’économie cynégétique par les dégâts de sangliers aux cultures condamne à court terme la chasse à la banqueroute compte tenu de la chute démographique incessante des chasseurs (perte de 45% de nos effectifs en 25 ans) .

A la lumière de ce constat, il est urgent d’en analyser les causes et les solutions qui pourraient y être apportées. La classe d’âge des marcassins, la plus difficile à cerner par les statisticiens, est, au travers de l’historique récent de sa gestion, celle qui pose le plus problème.

Le statut du marcassin

Le marcassin est-il protégé en France ? Non ! L’a-t-il été un jour ? Non ! Pourtant, demandez à brûle-pourpoint aux chasseurs français si le marcassin est protégé.
La plupart vous répondent : Oui !
D’où vient cette idée ?

De l’art. R.224-7 du Code Rural (de 1972) qui stipule que : « Afin de favoriser la protection et le repeuplement
du gibier, le préfet peut dans l’arrêté annuel, pour une ou plusieurs espèces de gibier :

1°- Interdire l’exercice de la chasse de ces espèces ou d’une catégorie de spécimens de ces espèces en vue
de la reconstitution des populations… »

Ce qui fut fait pour le marcassin d’une façon systématique dans tous les départements depuis cette date.

Pourquoi ce texte ?

Il faut, pour comprendre, replacer les choses dans le contexte de l’époque.

- 1972
• « Mai 68 » n’est pas bien loin !
• La société française subit une mutation révolutionnaire dans ses mouvements de pensée.
• L’écologie politique connaît ses balbutiements.
• La conscience collective prend progressivement la mesure des notions environnementalistes.
• Un tout nouveau ministère de l’environnement vient d’être créé.
• La chasse vient de passer de la tutelle de « l’agriculture » à celle de « l’environnement ».
• Dans l’esprit collectif, les ressources naturelles entament une lente mutation du statut de « ressources inépuisables » vers celui de « patrimoine universel fragile ».

Tous ces bouleversements placent alors la chasse, pour la première fois de son histoire, au pied d’un nouvel écueil : sa contestation pure et simple par une frange de la population française.

La chasse française va réagir par des avancées substantielles (généralisation du plan de chasse grand-gibier par exemple) mais aussi par un certain nombre de mesures de circonstances comme le fameux art.R.224-7 du Code Rural. Les conséquences de l’application de ce texte ne furent certainement pas pesées à l’époque, car il arrangeait tout le monde.

En effet, pour des raisons que nous analyserons plus loin, dès les années 70, les chasseurs furent confrontés à un phénomène nouveau pour eux : les compagnies de sangliers comportaient couramment désormais, durant toute la période d’hiver (donc de chasse), des marcassins très jeunes et nombreux. Ce qui n’était qu’exceptionnel auparavant. Pour des raisons culturelles datant d’une époque où la chasse était abordée strictement sous l’aspect « sportif », et non pas « technique » comme aujourd’hui, un vieux tabou voulait qu’on ne tuait pas un « bébé … ». Les chasseurs ressentaient donc un malaise devant le tir des marcassins. D’autre part, les opposants naissants à la chasse dénonçaient plus facilement le tir d’un « bébé » sanglier que d’un gros mâle hirsute.

La mise en application de l’art. R.224-7 permettant aux préfets d’interdire le tir du marcassin (en faisant de lui une catégorie quasiment « protégée ») arrangea bien les chasseurs qui virent de ce fait leur situation clarifiée au regard de cette situation nouvelle. Ceci permettant de surcroît d’argumenter auprès des opposants que l’on ne tirait pas des « bébés » sangliers !

Pourquoi la situation du marcassin changea t-elle au début des années 70 ?

L’espèce Sus scrofa est biologiquement une espèce forestière par excellence. Peuplant les forêts d’Europe depuis l’origine, on sait que cette espèce n’a pas évolué depuis plus de 300.000 ans. Rien, jusqu’ici, n’a jamais poussé le sanglier à s’éloigner des forêts profondes. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, pourtant, un événement sans précédent allait bouleverser pour la première fois la structure biologique de Sus scrofa : la modification des méthodes culturales en Europe, et particulièrement en France.

En effet, l’exportation des méthodes culturales américaines sur le sol européen, à compter de 1949 transforma fondamentalement le paysage français. Bien que la surface forestière ne diminua point, bien au contraire, le sanglier se trouva progressivement face à une possibilité nouvelle de quitter durablement les forêts tout en restant à couvert, ceci grâce au développement de la culture du maïs. A compter de cette époque, les populations de sangliers peuplèrent de plus en plus les zones de plaines, aidées en cela par les surfaces toujours plus étendues de maïs, modifiant progressivement leurs habitudes alimentaires et comportementales. Et là, intervient un phénomène biologique qui est à l’origine d’un bouleversement fondamental opéré sur cette espèce : la puissance énergétique du maïs grain, en agissant sur le cycle hormonal, a modifiée les périodes de reproduction de l’espèce en réduisant la durée de l’anoestrus chez la femelle.

L’anœstrus, cette période de repos sexuel d’environ quatre mois ( août à novembre) intervient chez la laie après la période d’allaitement. Il permet de recaler l’espèce dans son cycle biologique normal en repoussant l’œstrus des femelles en hiver pour faire naître les jeunes en début de printemps.

Les qualités hyper énergétiques du maïs grain, dès lors prédominant dans le régime alimentaire de cette espèce, provoquent des chaleurs prématurées chez la femelle en réduisant la durée de l’anœstrus. Les femelles, toujours couvertes par un mâle, se retrouvent gravides à une période où elles ne devraient pas l’être.

La durée de gestation étant ce qu’elle est, les jeunes naissent donc beaucoup plus tôt en saison : en plein hiver. Et là, intervient le dernier élément fondamental. Le sanglier jouit d’une particularité que l’on ne retrouve pas chez toutes les espèces : la maturité sexuelle chez la femelle est atteinte à un poids donné (35 à 40 kg) et non pas à un âge donné. Les animaux étant particulièrement « dopés » par le maïs, cela revientà dire que les jeunes femelles atteignent généralement la maturité sexuelle entre huit et onze mois. Celles-ci étant déjà nées décalées en saison, elles procréent elles-même en accentuant encore le décalage, leur propre descendance amplifiant encore par la suite ce décalage. C’est ainsi que nous voyons maintenant des femelles en chaleur toute l’année et des mises bas à toutes les saisons. Quelques décennies plus tard, nous nous retrouvons donc avec une espèce sanglier biologiquement totalement décyclée.

Ce phénomène nous confronte, en exercice de chasse, à une situation contre nature qui normalement ne devrait pas exister : la gestion du marcassin en livrée. En effet, en cette période de l’année (novembre à janvier), tous les jeunes devraient être au minimum « bêtes rousses » et peser de 25 à 35 kg.

Les conséquences de l’application de l’art. R.224-7 du Code Rural.

En « protégeant » le marcassin depuis le début des années soixante dix, les chasseurs ont peut-être géré leur problème moral mais ont dangereusement amplifié le phénomène de décyclage biologique.

En effet, en laissant systématiquement dans les battues la vie sauve à une catégorie d’animaux qui normalement n’avait rien à y faire, pour reporter le prélèvement sur les plus gros et les très gros, on a privilégié les animaux décyclés au détriment de ceux qui ne l’étaient pas. Et ceci pendant trente ans ! Résultat, cette catégorie ayant été favorisée dans la reproduction, le décyclage biologique est aujourd’hui la règle générale dans cette espèce. Et plus on protège le marcassin pendant la période de chasse, plus on amplifie ce phénomène.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Où que l’on se trouve, le tir du marcassin se heurte à deux écueils majeurs :

• Par manque d’information, une très grosse majorité des chasseurs français considère encore le marcassin comme « protégé ».

• Le tir à balle rend extrêmement difficile le tir d’un marcassin en livrée alors gros et agile comme un lapin. De plus, sa petite taille tend à décourager le chasseur qui considère « qu’il n’en a pas pour son argent ».

Et ceci, il est inutile de le nier !

Toujours est-il que, même désacralisé par l’évolution de la réglementation, le tir du marcassin rencontre toujours autant la répugnance des chasseurs de grand gibier.

Conséquences de cette politique de gestion.

La préservation arbitraire depuis plusieurs décennies, d’une catégorie de spécimens qui auraient, au contraire, dû faire l’objet d’une limitation prioritaire, a conduit à un rajeunissement anormal de l’espèce sanglier qui se trouve désormais engluée dans une pyramide des âges dangereusement large à sa base et plate à son sommet. Le décyclage anarchique de la reproduction qui en résulte conduit toute tentative de gestion à l’échec. En effet, la variation du taux d’accroissement de cette espèce d’une année à l’autre, combinée à la préservation généralisée et non fondée des jeunes provoque les surpopulations irraisonnables que nous constatons aujourd’hui. Ce phénomène, dangereux pour l’avenir de l’espèce, se double des conséquences des dégâts sur les cultures. Ces groupes d’animaux, trop nombreux et trop jeunes, sont sujets aux comportements instables, aux déplacements anarchiques, au regroupement contre nature, par manque d’expérience.

Imaginons, l’espace d’un instant, la France exclusivement peuplée et dirigée par des jeunes de moins de quinze ans… Bonjour les dégâts !

Situation actuelle.

La pseudo-gestion actuelle du sanglier en France relève, dans le meilleur des cas, du manque de clairvoyance, et dans le plus mauvais, du manque de courage politique. Les décideurs cynégétiques actuels auraient tort de prendre ce problème à la légère. Il en va de l’avenir de la chasse. Bien sûr, il n’est pas facile d’expliquer aux chasseurs que l’on s’est gravement trompé, surtout quand, le petit gibier s’étant raréfié dans le même temps, la solution de facilité a souvent consisté à le remplacer par… le sanglier ! Mais aujourd’hui, la situation est d’urgence, et continuer de prétendre que l’on sait maîtriser les populations de sanglier par l’application d’un plan de chasse compliqué basé sur un comptage irréalisable est pure folie et relève de l’irresponsabilité.

Pourquoi tirer en priorité le marcassin ?

- L’art. R.224-7 met en avant la … « reconstitution des populations… » Ce texte, qui date de trente ans, est totalement obsolète en ce qui concerne le sanglier. Cette espèce est désormais en surpopulation dans un grand nombre de départements.

- En ce qui concerne les états d’âmes de ceux qui prétendent qu’il n’est pas bien de tirer des « bébés », il faut se poser la question du bien fondé de la sensiblerie dans les notions de prédation. Le chasseur a pour rôle de se substituer au mieux aux super prédateurs disparus, et l’équilibre veut qu’il faille prélever en majorité dans les classes d’âge des plus nombreuses, c’est à dire les jeunes. Le chasseur doit assumer son statut dicté par la loi naturelle.

- « Protéger » le marcassin dans les départements où le sanglier est classé nuisible revient à travailler sur les bases d’un statut juridique absurde : « l’animal protégé nuisible… ? ».

- Les surpopulations non maîtrisées de sanglier sont en grande partie dues à la préservation du marcassin qui provoque :

• Un décyclage biologique du sanglier
• Un déséquilibre des classes d’âges
• Une reproduction anarchique et imprévisible
• Des aberrations comportementales de l’espèce
• Une entrave à l’efficacité de l’acte de chasse.

Dans son sens strict, la protection sous quelque forme que ce soit du marcassin n’a plus aucun sens aujourd’hui.
• C’est dépassé quant aux objectifs de protection.
• Anachronique quant aux mentalités (tabou).
• Sans valeur juridique quant à l’aspect réglementaire
(protection d’une espèce en surnombre et provoquant des dégâts).
• Désastreux pour l’avenir de l’espèce sanglier.
• Dangereux pour l’avenir de la chasse et de ses finances. etc.…

Solutions proposées.


Contrairement au discours officiel (et autorisé…) la situation du sanglier en France est très préoccupante. La réduction numérique semble s’imposer comme une priorité. Les bases d’une gestion plus rationnelle et réaliste que celle d’aujourd’hui semblent devoir être étudiée ensuite.

- A court terme.
• Désacraliser le marcassin.
• Informer les chasseurs sur la situation réelle du sanglier en France et sur la nécessité de tirer le marcassin en priorité, donc de changer les mentalités.
• Etudier sans complexes les méthodes pour être le plus efficace à cet égard.
• Instituer dans les départements à problèmes des battues spécifiques en septembre et octobre, sous contrôle d’un louvetier, où seul le tir du marcassin sera recherché et le tir à plomb autorisé.

- A long terme.
• Simplifier la gestion du sanglier et sa chasse.
• Porter la préservation de l’espèce sur les gros et enlever toute restriction de tir en dessous de 60 kg.
• Cesser d’encourager le développement intensif du sanglier pour palier au manque de petit gibier.
• Tendre progressivement vers l’interdiction de l’agrainage.
• Sanctionner financièrement les départements et territoires qui persistent dans des politiques à risque de gestion du sanglier.
• Gérer le sanglier en fonction des impératifs biologiques de l’espèce, et non en fonction des intérêts financiers du monde cynégétique.
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Dernière édition par icare le Lun 3 Déc 2012, 08:44; édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 4 Nov 2011, 20:49    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 4 Nov 2011, 22:30    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

c'est vrai qu'après avoir lu cette analyse on ne voit plus le marcassin de la même manière,
cela rejoint une conférence à laquelle j'avais assistée à Rambouillet concernant la gestion du Chevreuil, où il était clairement établi que le tir du chevillard était vital pour la qualité de l'espèce.
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 08:30    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Juste une petite précision, j'ai pendant 5 années participé activement à une étude sur les sangliers avec
Gilbert VALET de l'INRA.
C'est d'ailleurs pour cela que j'ai toujours dis qu'il valait mieux tirer des bêtes rousses qu'une laie de 50kg
Mais concernant le décyclage on ne peut pas dire dans notre midi qu'il a été bousté par les culture de maïs
Il faudra chercher ailleurs.
La prolifération de l'espéce peut s'expliquer par l'abandon progressif mais massif des terres agricoles qui deviennent
jachères puis ronciers et enfin remises, des coteaux entiers de vignes se sont recouvert de chênes vert, de genêts
offrant ainsi le gite et le couvert à sus scrofa qui n'en demandait pas tant.

Nous avions mis en évidence que les compagnies privées de la laie meneuse, étaient celle qui occasionnaient le plus
de dégâts (d'ou l'intérêt de tirer les bêtes rousses et non pas la bête de tête)
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 09:16    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Je rejoins totalement Albert , une grande partie de cette analyse ne concerne pas les chasses du Gand Sud , où cultures de maïs et agrainage sont inexistants.

Et pourtant ce sont les départements du Sud qui réalisent les plus grands prélèvements (ce qui revient à dire que la population sanglier y est très importante) : Gard, Ardèche, Hérault, Corse (selon les années) ..... viennent ensuite les départements d'Alsace-Lorraine dont les dérives et le mode de "gestion" sont bien connus Confused
Pourtant dans ces régions du Sud, il n'existe aucune consigne de tir sur le sanglier : celui qui passe au poste est tiré !

Au niveau chiffre (€uros) , la majeure partie des dégâts vient de ces régions (l'Est), régions où l'agrainage intensif est pratiqué en même temps que le nombre de battues par saison est très limité , avec des consignes de tir anachroniques associées à des amendes
Rajoutons les cultures à maïs quasi non-protégées qui sont quasi toutes en bordure des forêts à sangliers Rolling Eyes
(si en plus les agriculteurs en questions louent leurs terres aux chasseurs et leur vendent leur maïs ..... vous comprenez mieux certaines choses Evil or Very Mad )



Concernant le tir des jeunes, ou plutôt la gestion des populations, voici un tableau très parlant ..... qui a pourtant déjà pas mal d'années :

Après il faut savoir ce qu'on veut ......



Et enfin, concernant le marcassin, je me souviens quand j'étais petit des autocollants distribués par les FDC sur lequel apparaissait un panneau d'interdiction avec un marcassin , et le "slogan" : "marcassin - bête rousse" Rolling Eyes
Il demeure encore de ces autocollants sur les véhicules et même sur les 12 de certains anciens ...
Si, chez nous, le tir d'une bête rousse est maintenant dans les mœurs, celui d'un marcassins (rayé, donc) pose toujours un cas de conscience et fait souvent l'objet de remarques voir d'interdiction ... ou d'amende (bon, chez nous l'amende c'est une bouteille de pastis à amener à l'équipe Laughing )

Par contre nos chiens en tuent (des marcassins) un certain nombre chaque saison, lors des battues ...


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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 10:23    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Voila enfin un sujet ou je peux inclure cette vidéo.
elle date de 24 ans Aline est sur mon dos , maintenant elle chevauche ses chevaux .
Preuve que les chasseurs ont à coeur d'approfondir leurs connaissances.
A l'époque le sanglier était considéré par beaucoup comme un migrateur (je n'y ai jamais cru)
d'ou mon investissement dans cette étude.




Pour info tout les sangliers marqués seront tués à proximité du lieu de marquage, le gros n°1 sur la vidéo à 400m
de son lieu de capture 6 mois plus tard.
Deux(mâles) seront tués 10kms plus loin , mais dans la même montagne.
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 10:58    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Sympa ta vidéo Albert, à un moment j'ai bien cru que le gros sanglier allait  sauter le grillage, il n'avait pas l'air trop content.
Ensuite le coup de la cage c'est pas mal non plus,  voulait plus en sortir.
Mais dis moi c'était pas le même?
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 11:12    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Non laure ce n'était pas le même.
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 12:09    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Je comprends pas Albert pourquoi vous jouez à Chat perché , on l'a déjà vu cette vidéo non Question , depuis des années pas mal d'études ( Sérieuses Cool ) ont été faites et suite à ça comme tu le dis Albert il en est ressorti que pour l'équilibre et le bon fonctionnement des compagnies de sanglier mieux vaut tirer les bêtes rousses que la bête de tête .
Après comme l'explique Xavier , il faut savoir si on veut vraiment chasser on faire du business Rolling Eyes
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 12:43    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Correnson Alain a écrit:
Je comprends pas Albert pourquoi vous jouez à Chat perché , on l'a déjà vu cette vidéo non Question Rolling Eyes


Sur un autre forum Mr. Green Embarassed

Il y a des têtes connues Okay


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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 14:29    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Oui bien sur on l'a déjà vu cette vidéo, mais j'ai pensé que notre amie
Icare elle ne l'avait pas vu.
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 22:05    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Sympa, ta vidéo, Albert, et c'est bien de participer à ce genre d'études ! Oui, les sangliers peuvent parcourir des distances assez importantes, mais les opérations de marquages et suivis télémétriques prouvent que souvent cela n’excède pas la dizaine de kilomètres. J'ai quelque part une étude là-dessus je vais essayer de remettre la main dessus.

Pas de maïs grain dans le sud ?

Citation:
Il se cultive environ 9 millions d’hectares de céréales en France. Le maïs grain est l’une de ces céréales, le maïs fourrage entrant dans la catégorie des fourrages et le maïs doux dans celle des légumes. Le maïs grain se place en terme de surface derrière le blé (5 millions d’hectares environ), et à un niveau voisin de l’orge. En terme de production, le volume se situe normalement autour de 15 millions de tonnes (sauf incident climatique), considérant une récolte céréalière française de l’ordre de 60-70 millions de tonnes selon les années, (dont 30-35 millions de tonnes de blé tendre et 10-12 millions de tonnes d’orge).
40% du maïs grain dans le grand sud-ouest La surface de maïs grain en France est principalement concentrée dans le Sud-Ouest et notamment en Aquitaine, berceau du maïs. La région se positionne ainsi comme la 1ère région française, suivie de Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes. Le Grand Sud-Ouest, couvre ainsi à lui seul environ 640 000 hectares, soit 40 % environ des surfaces françaises de maïs grain.




Les sangliers du languedoc-roussillon doivent quand même bien pouvoir pour certains bénéficier d'un apport des régions voisines. En trente ans, ça doit quand même faire un certain nombre de laies qui se sont ainsi trouvées décyclées. Ensuite, c'est un cercle vicieux.
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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2011, 22:17    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant



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MessagePosté le: Dim 6 Nov 2011, 08:51    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Merci Icare pour ces précisions.
Non ! je l'affirme pas d'engraissage au Maïs chez nous d'ailleurs comme tu peux le voir sur ta carte
dans le languedoc point de culture .
Et dans l'étude à la quelle j'ai participé il ressort un mouvement encore plus réduit des sangliers
lié sans doute au biotope (des milliers d'hectares de couvert, chênes vert et chataîgniers principalement)

Le gros de la troupe vit chez nous sur environ 5 à 10.00 hectares et je vois mal le maïs perturber le cycle
de la laie.

Tout cela pour dire qu'une étude faite en Meuse (c'est juste un exemple) ne peut pas être généralisée à toute la France.

Prenons l'exemple du poids la moyenne est bien plus élévé dans le nord que dans le sud; en quantité comme en kilos.
Prélever un solitaire de 150kg dans l'Hérault relève presque du miracle.
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MessagePosté le: Dim 6 Nov 2011, 09:16    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

icare a écrit:
Pas de maïs grain dans le sud ?

Les sangliers du languedoc-roussillon doivent quand même bien pouvoir pour certains bénéficier d'un apport des régions voisines. En trente ans, ça doit quand même faire un certain nombre de laies qui se sont ainsi trouvées décyclées. Ensuite, c'est un cercle vicieux.

lecavalierdelombre a écrit:

Non ! je l'affirme pas d'engraissage au Maïs chez nous d'ailleurs comme tu peux le voir sur ta carte
dans le languedoc point de culture .

Rien (en culture maïs) dans les départements du Sud-Est où les populations de sangliers sont les plus importantes

Pour Rhône-Alpes, l'essentiel des cultures à maïs sont dans le Rhône et l'Ain ... où les populations de sangliers sont quasi-inexistantes.
Quelques cultures également dans la Drôme mais les dégâts de sangliers y sont inexistants, donc on ne peut pas dire qu'ils s'y nourrissent.
(pour le Poitou-Charente, la Bretagne et le Pays de Loire, on ne peut pas dire non plus qu'ils croulent sous les sangliers ...)

Non, l'explosion des populations et le décyclage du sanglier dans le Sud-Est a une toute autre raison que le nourrissage.

L'abandon des terres agricoles et des châtaigneraies me parait en être plus la raison : le gîte et le couvert à volonté, ainsi que la tranquillité.
(Quand j'étais jeune, on pouvais traquer en courant toute la journée ...... maintenant il y a des ronciers sur des hectares qui apparaissent de partout, impénétrables à l'homme, et même au chien, pour la plupart. Les sangliers y sont de partout)

Quant à la gestion, puisque c'est le titre, elle est inexistante dans ces départements (Sud-Est) ... preuve que le sanglier n'a pas besoin de nous.


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icare
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MessagePosté le: Dim 6 Nov 2011, 10:00    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse Répondre en citant

Citation:

Quant à la gestion, puisque c'est le titre, elle est inexistante dans ces départements (Sud-Est) ... preuve que le sanglier n'a pas besoin de nous.


Non, là, je ne suis pas d'accord. Dès l'instant où tu interfères sur une espèce en la chassant, c'est de la gestion!
Pour le nourrissage, je suis de ton avis, je suis même pour l'abandon de tout agrainage, même le soit-disant dissuasif, distribué en période sensible des céréales. Si les sangliers ont envie de céréales en lait, on peut bien leur mettre en forêt tout le maïs grain qu'on veut, ça ne les empêchera pas d'aller dans les cultures.

Il doit effectivement y avoir, selon les régions (mais le sud-est n'est pas non plus l'ensemble de la France, même si la plupart des membres de ce forum en sont originaires!) des raisons multiples au décyclage des laies.
Mon propos était plutôt de démystifier le tir du marcassin qui n'a normalement rien à faire en période de chasse. Visiblement, vous en rencontrez aussi, qui font sans doute le bonheur des chiens !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:26    Sujet du message: La gestion du sanglier : tir de marcassin-bête rousse

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